En
plus de l'adapter aux normes Euro
2 grâce à un échappement
catalysé et un système
d'insertion d'air frais dans celui-ci,
Suzuki offre à la GS 500
un carénage intégral.
La
mécanique ne change pas,
sauf ajout d'un radiateur d'huile.
Idem pour la partie-cycle. Seul
les étriers de frein Tokico
sont remplacés par des éléments
AP. Grâce à ce carénage,
la GS s'ouvre les portes du voyage
pour un surcout 142 €. Ça sera peut être moins sympa en cas de casse mais son design teinté de GSX-R
1000 ravira les jeunes amateurs de sport. La GS est avant tout
une basique censée avoir
un coût d'entretien honorable mais aujourd'hui, ses ambitions de routière se dévoile. Inconvénient, la GS s'alourdit de 11 kg.
Rien de bien méchant.
La GSF 500 se pose en concurrente
de la 500
GPZ, avec peut être un peu plus
de charme. Espérons qu'elle
conservera le principal : son prix attractif et sa facilité...
La 500 GS a toujours été LA moto facile et bon marché de Suzuki. De roadster moyenne cylindrée basique, elle devient la routière la moins chère et la plus accessible de l'héxagone. Proposé à un prix au ras des pâquerettes, cette 500 vous permet d'affronter sans arrière pensée le voyage pour moins de 5000 €. Carénage protecteur et bulle d'origine autorisent le pilote à un bon 150 sans mettre le nez dans les compteurs. Dos droit, position relax, les kilomètres défilent à bonne allure. Seules les oreilles ne sont pas à la fête : la bulle provoque une bonne dose de bruits aérodynamiques. Une once de prudence supplémentaire devra faire partie de vos bagages dans la vallée du Rhône. Les rafales de vent latérales peuvent influer sur la direction. Plus gênant que dangereux. Confortable, la GS permet d'enquiller près de 350 km avant de refaire le plein. Le bicylindre qui accompagne la machine depuis pas mal d'années a son charme qui se moque des performances brutes. Économique, fiable, souple, il vous accompagnera tous les jours sans broncher. Dans la plupart des cas, sa puissance est suffisante, même si on peut lui reprocher de manquer d'un réel caractère. Sauf dans les vibrations qui se manifestent légèrement quand on pousse dans les tours.
Sortie de l'autoroute, la machine se prête volontiers à une conduite joueuse. Avec son poids plume, qui en fait un outil en ville, tout est permis et prétexte à la balancer d'un angle à l'autre. Ne la poussez quand même pas à ses limites - La grande souplesse des suspensions est un réel agrément quand on voyage mais pas franchement idéal pour une tenue de route rigoureuse. On ne peut profiter pleinement du très bon freinage à cause de l'excessive souplesse de la fourche. La stabilité peut devenir aléatoire sans être réellement périlleuse. Notez : On peut très bien jouer sans nécessairement la traiter en GSX-R.
Avec la 500 GSF, les débutants (et pourquoi qu'eux...?) peuvent profiter de la légèreté d'un roadster, de la facilité d'une basique et des aptitudes d'une routière. A ce niveau de prix, c'est vraiment incroyable et suffisamment rare pour être souligné.
M.B
(texte de l'essai inspiré par l'article de Z. Enault - Moto-journal
n° 1 618
photos constructeur) |