Avec
la Breva, Guzzi entre enfin dans
le nouveau siècle, tout
en préservant son charme
si particulier. Et en premier lieu
pour la motorisation. Toujours un
V-twin culbuté, un 750 cc
repris de la Nevada mais profondément remanié.
Il développe sans esbrouffe
46 ch. C'est peu penseront certains,
mais la Breva est une moto qui s'apprécie
au rythme de la souplesse et du
caractère si particulier
de son bicylindre. La boîte
est certes lente, mais elle brille
par sa douceur et son verrouillage.
Facile de prise en main, la petite
Guzzi vous offre une position de
conduite agréable, des compteurs
simples et lisibles, et, accrochez-vous,
des trips électroniques avec
horloge et T° extérieure.
Non seulement elle est la moins
chère des motos à
cardan, mais la Guzzi se permet
de rouler en distillant un charme
fou. En plus de se montrer abordable
comme moto "roule-toujours",
la Breva est catalysée et
déja conforme aux normes
Euro 2. Cela va lui permettre de
se démarquer dans un créneau
où nombre de modèles
vont disparaitre suite à
la lutte contre la pollution. Maniable
et lègère, bénéficiant
de suspensions confortables mais
limitées, la petite Guzzi
se régale en balade. Quant
au freinage, son unique disque avant
lui suffit amplement, bien épaulé
par un arrière progressif.
La Breva se montre sous un excellent
jour - simple et pas triste, elle
apporte un peu de fraicheur, un
petit gout d'Italie qui la rend
très attachante.
M.B
(inspiré par l'article de E. Malherbe - Moto-journal n° 1 560
photos
constructeur) |