Quelques
conseils à ne jamais oublier :
Dans un premier
temps, les solutions proposées vous guideront
pour des réparations minimes, et pouvant
être effectuées par vos soins. Mais
avant toute chose, la peinture est un métier,
cela ne s’improvise pas. C’est malheureusement
un métier qui fut méconnu avant
d’être galvaudé.
Rappelez-vous
aussi et toujours qu’il
est plus facile de rater une application
que de la réussir. Le résultat
final ne dépend pas de l’épaisseur
de la couche déposée, mais de
la préparation.
La peinture ne cache pas les défauts,
mais les accentue.
Aucune opération
de préparation ne peut-être court-circuitée,
même si elle vous parait être une
perte de temps. La peinture ne pardonne pas
l’approximation.
Le
séquençage
des ponçages successifs est nécessaire,
si vous sautez une étape, vous aurez
des soucis au final.
Une
peinture n’est réussie que lorsqu’elle
est sèche, attention au marouflage.
Le
choix
de la teinte à appliquer en cas de
réparation « bord
à bord » est délicat,
et lors du choix de la teinte sur des échantillons,
plusieurs avis valent mieux qu’un…
Enfin,
les produits utilisés sont du genre nocif,
protection des mains, yeux et des voix respiratoires
obligatoires. Et ceux qui sont allergiques
aux solvants ou aux métaux lourds peuvent
directement passer par la case « précédente
».
La peinture
d’un objet roulant (moto, voiture, camion,
etc…) est soumise à des contraintes
thermiques, mécaniques, et exposée
à des agressions chimiques diverses.
Outre son caractère décoratif,
elle assure un rôle de protection de son
support. Pour toutes ces raisons, il est important
de maintenir l’état optimum de
ce revêtement, souvent négligé.
Le lavage fréquent des films de peinture
est recommandé, toutefois, n’utilisez
pas n’importe quel savon ou éponge…
Lorsque
ce film est lésé, le rôle
protecteur est amoindri. Je vous propose donc
par le biais de cette première fiche
de vous guider pour que la peinture de votre
belle souffre le moins possible des petits tracas
de la vie quotidienne. Les agressions subies
vont déterminer la technique à
suivre pour les éliminer. Différents
degrés de rayures sont possibles. Voyons
les de plus près :
- Les micro rayures
: elles sont visibles lorsque le film de peinture
est propre et exposé à la lumière,
artificielle ou naturelle. Dues à l’emploi
de produits inadaptés (savon ou éponge)
Un polish de bonne qualité suffit généralement
à les atténuer, et une cire de
finition protègera un peu plus durablement
votre peinture.
- Les rayures
: Provoquées par un corps plus dur que
le film de peinture (genre boucle de ceinturon,
rivets de jean, clés de contact) il va
falloir atténuer cette lésion
avant de repolir la surface concernée.
- Les tranchées
: profondes jusqu’au support, il n’y
a pas d’autres solutions que de tout défoncer,
mastiquer et repeindre la pièce. Généralement
un corps solide métallique (tournevis
en bricolant, chute d’un objet, ou malveillance)
- Les impacts de gravillons,
plus ou moins importants et forts, certains
provoquant des micros bosses. Dans ce cas précis,
il n’y aura pas d’autres solutions
que de repeindre totalement la pièce
atteinte.
- Les pièces en plastique
fissurées. Usure du
temps, vibrations de la machine, choc ayant
microfissuré la pièce. Généralement,
les plastique d’origine sont de nature
ABS ou PVC thermoformé, il est donc possible,
la plupart du temps, de les réparer en
les ressoudant. Les pièces rapportées
en résine fibrée (sabots, passage
de roues etc…) sont réparables,
mais avec un kit de résine polyester
ou époxy. Les EPDM ou PP.EPDM (genre
protecteur de mains sur moto-cross, Garde-boue
arrière sur BMW, bavettes et support
de plaques d’immatriculation sur les japonaises)
sont des plastiques gras de quatrième
ou cinquième génération
(4 ou 5 fois recyclés), pratiquement
impossible à réparer et repeindre.
- Les pièces en tôle
enfoncées : Débosselage
obligatoire. Sur les motos modernes, la tôle
d’acier tend à se raréfier,
le plastique remplace à peu près
toutes les pièces de carrosserie de la
moto. Mais un réservoir coûte cher,
et une gamelle est à la portée
de tout le monde. Donc, nous aurons aussi une
petite initiation au redressage d’un réservoir.
Si toutefois vous ne le sentez pas, voyez donc
avec un tôlier-carrossier, qui lui dispose
du matériel ad hoc. Il faut savoir que
les réservoirs sont maintenant traités
à l’usine pour ne plus rouiller
à l’intérieur. Mais si on
le répare grâce à un Inverter
ou débosseleur à inertie, il faudra
sans doute reboucher des micro-trous à
la soudure autogène ou électrique
et que le revêtement interne souffrira
de cette intervention. Et le nettoyage du réservoir
devra être très soigneux, certains
systèmes d’injection supportent
très mal les particules de vernis ou
écailles de métal découlant
d’une telle intervention. Les photos jointes
aux textes vous guideront sûrement, mais
lisez aussi car cela pourra vous aidez à
ne pas commettre l’erreur qui va bien
!