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Les
gradins sont désormais pleins
a craquer. L’heure de la délivrance
approche pour les équipages.
L’excitation s’empare des
paddocks, le commissaire de course s’est
emparé du drapeau à damiers…
La moto n°1 du SERT déboule
dans le dernier virage, le public se
lève, le drapeau à damier
est brandi, c’est fini…
Au passage, quelques pilotes font le
spectacle ou saluent la foule avant
d’entamer un tour d’honneur.
La R1 du GMT 94 burnera un long moment
devant les tribunes de l’Adélaïde.
Les équipes envahissent la piste,
les premiers supporters commencent à
sauter des tribunes pour aller communier
avec les équipes. L’organisation
ouvrira les grilles de la piste afin
que le public puisse se rendre au pied
du podium. Tous les pilotes sont radieux,
content d’avoir vaincu ces 24
heures.
Le podium acceuille les vainqueurs de
chaque catégorie, l’équipe
n°1 de suzuki évidemment,
qui en plus de la victoire, s’octroie
le record du tour en piste et le record
du nombre de tour parcourus durant l’épreuve.
J’ajouterai qu’il avait
obtenu la pôle position et que
c’est tout de même leur
cinquième victoire d’affilée
sur le Bol. Qui plus est , le S.E.R.T
place leur moto numéro 2 sur
la troisième marche du podium.

Mais cette équipe, mené
par Dominique Meliand était la
grande favorite (Team usine officiel
– beaucoup de moyens financiers
et humains – ça aide…).
Belle deuxième place du team
GMT 94, désormais grand nom de
l’Endurance mais qui n’a
pas encore réussi a gagner le
Bol d’or cette année. Kawasaki
hisse sa moto au pied du podium, une
belle place pour cette équipe,
juste derrière les favoris, et
dont c’était l’objectif.
Pour la catégorie Stocksport,
le Junior Team remporte la victoire
avec la Suzuki n°72. Les 2ème
et 3ème du podium de cette catégorie
sont la Yamaha R1 n° 33 du team
Decibels Endurance et la Kawasaki ZX-10R
n°24 du 3D Endurance Moto Center.
Rapide conférence de presse
organisée après la course.
L’avenir des courses d’endurance
a été évoqué.
Je rappelle à ce titre que le
championnat du monde d’endurance
se déroule sur 5 courses dont
le bol d’or et les 24h du mans
ne font pas partis. Les principaux intéressés
ont demandé une ré-intégration
de ces deux épreuves dans le
calendrier et à ce sujet, une
réunion de la F.I.M a eu lieu
recemment et les dirigeants seraient
d'accord pour cette ré-intégration
si les superbikes remplaçaient
les superproductions. A noter aussi
que malgré une annonce faite
un peu plus tôt, le team du GMT
94 poursuivrait l’an prochain
leur aventure avec Yamaha.

Finalement, ce Bol d’Or ce sera
déroulé sans grande surprise,
les favoris ont leur détermination
et la cadence fut infernale tout le
week end. Il y aura eu un peu de spectacle
et de rebondissement, mais les chutes
ne furent pas très nombreuses
du fait du beau temps (on ne s’en
plaindra pas). Une belle course d’endurance,
ou le pilotage et la qualité
des machines ont été mis
en valeur. Félicitations à
toutes les équipes, pilotes et
mécanos, qui, pour les avoir
vu évoluer de près, font
un travail formidable.
Pour faire un résumé
global du Bol d’Or de cette année,
mon premier à titre personnel,
et bien je n’ai pas été
déçu du spectacle côté
course. Evidement il n’y a pas
eu de grandes surprises mais la bagarre
a bel et bien eu lieu. Coté public,
l’affluence n’a pas été
record, mais 53.000 personnes dans une
enceinte comme celle là ca reste
impressionant. Le village et les animations
étaient plutot petites à
mon sens pour une telle affluence, peu
de vendeurs ou de marques officielles,
pas de célébrités
au concert. Pourtant, le prix d’entré
reste élevé ; 50 euros
le week end, c’est cher si on
apprécie pas l’ambiance
festive et particulière du Bol
et que l’on vient uniquement pour
la course. Je conseil néanmoins
à chaque motard d’en faire
l’expérience au moins une
fois dans sa vie si cela lui est possible,
a lui de voir ensuite si il apprécie
ou pas…

Par Guillaume GOETSCH (Kawapower)
- Photos Motoplanete.com. |