Restylée
en 2000, la Bandit affiche un design
qui n'est pas révolutionnaire
mais moderne et plaisant. C'est d'autant
plus appréciable que la version
précèdente ressemblait
de beaucoup à la Yam
600 XJ. Comme celle-ci, le moulin
est un 4-pattes qui ne demande qu'à
s'ébrouer... alors, allons-y
! Ringningnin...Brouuouumm... Au ralenti,
le bruit n'a rien d'exceptionnel et
se révèle moins plaisant
que celui du fazer.
Mais attendons que le moteur soit chaud
pour en dire plus et allons faire un
tour en ville. Comme tous les 600 4-cylindres,
il est creux à bas régimes
mais souple et petmet de se balader
tranquillement et sereinement, d'autant
que la machine est très maniable
et la position de conduite est des plus
agréables. Une fois sorti de
la ville, un bon bout de ligne droite
va nous permettre de tordre un peu la
poignée droite : et c'est parti
! L'aiguille du compte-tours va gentiment
grimper... et ,prendre un coup de boost
passer les 7000. Les chevaux déboulent
alors avec joie et on s'accroche plus
sérieusement au guidon ; en plus,
avec un roadster, tu fais moins le malin
passer le 140, quand tu dois lutter
contre le vent qui veut t'arracher le
coup ! La puissance est moindre que
sur la fazer ou la hornet
mais le bouilleur émêt
un bruit rageur et envoutant dans les
haut régimes - le genre de mélodie
qui te flatte l'oreille et te fait esquisser
un sourire dans le casque. Youps ! Virage...
Le freinage est puissant mais manque
de mordant, un défaut que Mr
Suzuki semble entretenir sur ses bécanes,
la partie-cycle est agile et l'on ne
sent pas trop les nombreux kilos de
l'engin (j'ai pas dit que c'était
une Goldwing, mais y'a pas beaucoup
d'alu et de carbone la-dessus). Ceci
dit, on se fait plaisir sur cette machine,
qui représente un choix très
judicieux pour le motard lambda. Et
en plus, elle a une bouille bien sympa.
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