Lorsque
j'apporte ma SVS en révision
chez Suzuki, il y a toujours une blaque
qui m'attend. Et ce jour là,
c'était un nouvel épisode
de la série: " les bécanes
du désespoir". Après
la Honda
400 CBX, mes sens furent mis à
mal par un des plus ultimes 4 cylindres
: la Kawasaki Z 500 (1). En la découvrant,
on ne peut retenir un sentiment irrésistible,
mélange de fou rire et de honte.
Après la 1ère impression
d'avoir découvert un tas de ferraille,
on s'efforce d'etre objectif et nostalgique.
La silhouette s'apparente à la
750 H2 de Jeannot la case du Joe Bar
Team... qu'on aurait sorti de la fosse
après 10 ans d'oubli. 2 pots
d'échappements dont un bouzillé
( ainsi, le bruit ressemble à
un 900 avec un ligne Yosh ), un cligno
qui pendouille comme une chaussette
sale, une selle destroy refaite avec
du charterton... Allez, en route ! Le
4 pattes s'ébroue. Comme toutes
les mécaniques qui sortent de
mon concessionnaire, celle-ci est très
bien réglée et le ralenti
se stabilise très vite sur un
rythme impeccable. Une fois en température,
le moulin me dévoile enfin sa
personnalité : des montées
en régime dingues : la zone rouge
à 9 000 trs est atteinte au bout
d'un demi-km en 2nde ; l'accélération
est comparable à celle d'un 500
GSE ; la boîte est légèrement
reveche et le sélecteur ( situé
à 2 cm du carter d'alternateur
) résolument inexploitable. Les
pneus de mobylette ne mettent pas en
confiance dans la prise d'angle mais
autorisent une vivacité surprenante.
Des suspensions complètement
avachis assurent un certain confort
mais rien de plus. Quand au freinage,
constitué de 3 freins à
disques ( incroyable ) , il manifeste
son efficacité par un couinement...
strident, mais le résultat est
très satisfaisant. Poussons la
un peu. 120 - 140 - 160 -170 km/h. Je
suis à donf - tout s'affole -
tout vibre - tout va exploser......!!!
1 - Le modèle
essayé était dans un etat
pas super génial
et ne reflete pas la véritable
personnalité
de la machine dans son etat d'origine. |