Le
soleil est apparu timidement et la température ne dépasse pas les
3°... Pas vraiment les conditions idéales pour savourer le TL. Mais
l'envie est trop forte ! Je laisse me SVS devant la boutique et piaffe d'impatience
: sa grande soeur est là et va me dévoiler ses charmes. Physiquement,
ce sont presque des jumelles - tete de fourche selle, cadre treillis, aspect général,
c'est tres proche - mais les doubles pots, la fourche inversée, le gros
pneu arrière, l'absence de poignée passager et surtout, le gros
V-twin... HHHmmmmm ! ça sent bon le sport ! Contact. D'emblée, le
martèlement du twin envahit la rue - les pots d'origine ont été
remplacés par des Devil. Avec ça, on t'entend arriver à 5
Km (si t'es sourd). On va y aller doucement pour que le moteur chauffe et puis,
on est en ville. Ce qui permet de savourer la souplesse du moulin : tres souple
et coupleux en bas, c'est un régal... merci l'injection. La position de
conduite est étonnament bonne pour une machine de ce genre et l'entre-jambes
est très étroit, pratique pour étreiner la bête. Sortie
de la ville, 80° dans les pistons, Tilt... GGAAAAZZZZ !!! Les chevaux déboulent
et les aiguilles partent à l'attaque. Mais ces chevaux sont bien élevès
et semblent se laisser maitriser. aucun rapport avec l'arrivée brutale
de la puissance comme sur une 600. Ici, le power est présent de partout
et ça envoie du gros de 3000 à 11000. Mais quand tu vois 200 sur
le compteur alors que tu viens juste d'ouvrir en grand, tu te dis : "nom
de dieu, c'est dingue, dingue, ddiiinnnggguueee, mais c'est trop bon..."
5eme, le rapport passe avec un petit claquement sec : la boite est un régal
- rapide, precise, la sélection est très directe. ça pousse
toujours autant et la 6eme vient vite prendre le relais. 240 - l'horizon de la
route s'obscurcit et m'empeche de gouter à la tres haute vitesse. Partie
remise. Les freins se rappellent alors à mon bon souvenir : Puissants et
dosables, ils manquent toutefois de mordant (ça doit etre la maladie des
Suzuki), mais suffisent à te balancer la tete dans les compteurs. Malheuresement,
la route sinueuse vers chambery le haut est encore humide : l'attaque dans les
virolos est fortement déconseillé. Dommage. Retour au stand. Remerciements
et pétillements dans les yeux. C'est bon les instants de magie !
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