Lorsque
les twins chantent et que la montagne nous appelle, il est de notre devoir de
célébrer les épousailles de nos pneus et de la route. Avant
d'attaquer la montée du col de bousurléfrein, je demande avec respect
au Président de me prêter son TLR, pour verifier que son nouveau
pneu a du grip.... OK ! Mais...tu fais gaffe ! Contact. Avec 2 échappements
Yoshimura, le twin à double injecteurs donne de la voix aux 135 bourrins
et oblige à regarder les commandes avec une certaine retenue. Les présentations
sont faites, roulons ! Première surprise, la commande hydraulique de l'embrayage
à une course éxagérement longue qui déroute quelque
peu. Le TL décolle avec souplesse et l'on va profiter des premiers hectomètres
pour se mettre à l'aise... chose relative car le triangle reposes_pieds-selle-guidon
est certes excellent pour la mise sur l'angle et l'attaque mais d'un inconfort
certain, limite pénible. Accélérons un peu le rythme ! Machine
de Superbike à l'origine, la bête est physique et demande de la poigne
: il faut la forcer pour la mettre sur l'angle dans les virolos en insistant sur
les demi-guidons, d'autant que l'amortisseur de direction alourdit celle-ci et
limite les ardeurs dans les virages abordés à rythme soutenu. Là,
la fourche réagit avec souplesse tout en laissant filtrer suffisament la
route pour avoir le senti du bitume qui mette en confiance. Le twin monte dans
les tours avec rage mais sans violence et les rapports passe vite, net et sans
bavure : une boîte suz-excellente ! Le monstre atteint vite des vitesses
impressionnantes et les étriers à 6 pistons ne sont pas de trop
pour ralentir les 300 kgs que forment l'engin tous pleins faits avec moi dessus.
Le freinage se montre à la hauteur de toutes mes espérances : puissant,
dosable et même avec du mordant à l'attaque - comme quoi, Mr Suzuki,
il suffit de changer tes plaquettes d'origine pour avoir un super freinage ! -
Et ce pneu, alors ? Mais très bien ! La motricité est excellente
et pas une seule dérobade de l'arrière ! Les critiques ont fusé
sur le fameux amortisseur arrière rotatif soi-disant pas top ; n'importe
quoi : l'arrière réagit de manière tout à fait neutre
et aucun souci durant l'essai. En descendant du TL, on se rend compte que la machine
ne se laisse pas apprivoiser pas n'importe qui et exige de la poigne, un temps
d'apprentissage ; mais le resultat est en conséquence : des sensations
! Et n'est-ce pas ce qu'on recherche avant tout ?
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